Journal de Marche n°140 – du 7 au 13 juin 2020

Journal de Marche n°140 – du 7 au 13 juin 2020

Voici une semaine dont la partie passée à l’Assemblée est un parfait exemple de la corrélation entre le travail de terrain et l’action dans la Capitale. 

D’abord avec la reprise des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les moustiques Aedes et les maladies vectorielles qui a repris ses travaux lundi sous ma présidence. Interrompue par le confinement, celle-ci s’est vu autorisée à prolonger ses travaux jusqu’à fin août. Les épidémies de Zika, de Chikungunya ou de Dengue restent violentes et leur extension fortement possible à cause de l’élargissement de la zone dans laquelle on trouve désormais les moustiques propagateurs comme le « Tigre ». Enrichies par d’autres virus comme le West Nile qui s’étend sur la Côte d’Azur, ces maladies présentes sur une grande moitié sud de la France et dans les outre-mer, sont une vraie préoccupation pour une poignée d’entre nous à commencer par Ericka Bareigts la présidente à laquelle j’avais apporté tout mon concours pour que cette commission d’enquête voit le jour et Ramlati Ali la rapporteure. Loin des projecteurs cette démarche que nous accomplissons a pour but de dégager des recommandations à mettre en oeuvre de manière préventive afin d’éviter autant que possible de nouvelles catastrophes. 

Ensuite au relais des problèmes récurrents et des attaques récentes qui ciblent les forces de l’ordre et plus particulièrement la Police Nationale. Comme la médecine, le journalisme ou la politique, cette institution indispensable au maintien de l’intégrité du fonctionnement républicain et démocratique de notre société est menacée aujourd’hui par un fléau nommé « amalgame » .

Les amalgames, en libre service sur les réseaux sociaux, sont les munitions de celles et ceux qui depuis quelques années essaient d’abattre la démocratie, de tuer nos libertés. Les amalgames sont le moyen le plus sournois employé par ceux qui cherchent à tout prix à provoquer une facturation totale, violente et définitive de notre société afin de la plonger dans le chaos, l’affrontement, la révolution. 

Ainsi nul doute qu’à l’instar de ce que nous avons connu – et connaissons encore à cause de procès pendants depuis plus de 20 ans – en politique et que les règles que nous avons adoptées en début de législature et appliquées à nous même visent à éradiquer, il y a dans les rangs des forces de l’ordre quelques individus qui n’y ont plus leur place. Pesant mes mots lorsque j’écris « quelques » puisque sur les 120.000 fonctionnaires que compte l’institution le nombre de cas posant problème doit se situer entre 0 et 1 %. Or aujourd’hui notre société n’hésite plus à mal juger une catégorie entière de personnes au travers de ces mauvais exemples. Et si nul ne saurait contester la volonté de toute la Nation de lutter contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et toute autre discrimination, nul républicain-démocrate ne saurait laisser la Police Nationale être amalgamée à des comportements qu’elle combat avec la même détermination qu’elle combat la criminalité et la délinquance.

Ma confiance dans nos institutions reste entière et ne saurait faire défaut à nos forces de l’ordre.