Journal de Marche N°132 – vendredi 17 avril 2020

Journal de Marche N°132 – vendredi 17 avril 2020

Pendant que nous sommes un certain nombre à faire de notre mieux sous la pression de cette crise, certains ont le loisir de commenter ou de crier au scandale sur ce qu’il aurait fallu faire avant et se répandent sur ce que devra être le monde d’après.

Mais pourraient-ils arrêter un moment, le temps de revenir au présent et rejoindre l’armée de ceux qui essaient d’éviter le pire.

Parmi ceux qui se démènent je voudrais citer aujourd’hui Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Car, alors que le ministre de la santé se démène face à la crise sanitaire, le ministre de l’économie et le ministre des comptes publics ne ménagent pas leurs efforts afin d’écouter, entendre et analyser les remontées du terrain, via les organisations professionnelles, les chambres consulaires et les élus, locaux ou parlementaires.

Ainsi, alors que certains s’activent à arrêter le travail, là où il essaie de résister, au nom d’une vieille idéologie obsolète, surannée, dont ils voudraient faire notre futur, nous sommes un grand nombre à nous battre pour soutenir notre économie, nos entreprises.

Bien évidemment il nous faudra après cette crise tirer les bons enseignements qu’elle nous apporte. Il nous faudra savoir faire la différence entre des mécanismes qui fonctionnent et qui doivent être corrigés, notamment sur le creusement des inégalités, et des processus dont il faudra annoncer la fin comme les délocalisations.

Mais si nous voulons empêcher ces délocalisations et faire en sorte qu’un certain nombre de productions que nous estimons essentielles reviennent, il nous faudra accepter d’écouter et entendre ce qui a poussé des entreprises françaises à quitter notre sol.

Cela nous permettra de parler à nouveau de stratégie et de faire l’inventaire des missions régaliennes de l’Etat afin de l’en défaire de ce qui peut largement être laissé aux collectivités territoriales et au marché.

Ceux qui seront contre ces orientations que j’énonce seront féroces et destructeurs dans leur mode d’action.

Aussi, il appartiendra à tous ceux qui entreprennent et oeuvrent aujourd’hui au sauvetage de notre pays de s’unir, de serrer les rangs, de ne plus s’éparpiller mais au contraire d’amorcer une détente au niveau des détails qui les séparaient, qui les faisaient s’aligner dans un camp face à un autre et, tous ensemble, aller de l’avant .