Journal de Marche n°124 – du 22 au 28 février 2020

Journal de Marche n°124 – du 22 au 28 février 2020

Lorsque j’ai écrit «Affronter les crises majeures» paru au éditions Publibook en 2009, je plaidais dans cet essai destiné aussi bien aux acteurs publics locaux que d’État pour le passage à une politique de prévention plutôt que de réaction, au développement de la culture de la gestion de crise.

Cet outil destiné aux maires, à leurs adjoints ou collaborateurs qui gèrent avec eux le quotidien des Français là où ils vivent. Il reposait sur les fruits d’une expérience de plusieurs crises surmontées avec succès par la ville dans laquelle je servais grâce à une mise en œuvre précoce des Documents d’Information Communaux sur les Risques Majeurs (DICRIM), des exercices que j’y avais provoqués et les premiers plans communaux de secours qui en avait résulté.

Nombreux sont ces élus qui ont pris mon message au sérieux et m’ont consulté afin que je les aide dans la mise en place de leurs propres organisations de crises. Les officiers dirigeants de l’École des Cadres de la Sécurité Civile de Valabres dans les Bouches du Rhône m’avaient fait l’honneur d’intervenir plusieurs fois à l’adresse de leurs officiers. 

Bien plus nombreux sont ceux qui ont toujours balayé d’un geste cette idée.

Et pourtant. Les territoires qui gèrent le mieux les crises sont ceux qui s’y sont préparés. Dans l’urgence des événements il n’est plus temps de dresser l’inventaire des besoins humains et matériels nécessaires à sa gestion et encore moins pour les mobiliser. Tel était le principal message que je délivrais alors, et que je continue à délivrer. 

Que ce soit contre le coronavirus ou les moustiques aedes dont je vous invite à visionner la dernière vidéo que je vous mets en ligne au cours de laquelle j’interroge le Professeur Yazdan Yazdanpanah, grand spécialiste de la question et patron de REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases) sur le manque de soutien à la recherche une fois les pics de crise passés.

Pourtant ce ne sont pas les crises en tout genre qui ont manqué dans notre pays afin que nous développions une culture de crise.