Journal de Marche N°74 – du 12 au 19 janvier 2019

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Le Grand Débat n’apportera pas de réponses immédiates à tous les problèmes et laissera des citoyens dubitatifs ou déçus tant les demandes, les revendications que nous entendons sont contradictoires: plus de services publics mais moins d’administrations, plus de revenus de transfert mais moins d’impôts, moins d’élus mais qu’ils soient plus proches de chacun… La liste est longue, aussi longue que les débats.

Un Grand Débat qui a au moins le mérite de mettre en évidence que la France est gouvernée par des élus, des représentants, qui connaissent les dossiers, les rouages, qui ne ménagent ni leur temps, ni leur énergie afin de faire évoluer le pays, le redresser.

A l’image du Président Macron, la majorité, aussi diverse dans sa sociologie que dans ses origines politiques, travaille d’arrache-pied. Ceux qui essaient de faire croire l’inverse sont battus en brèche par une démonstration par les faits.

Mais alors pourquoi n’arrivons nous pas à faire en sorte que tout marche bien? Que toutes ces décisions évidentes qu’il conviendrait de prendre n’en sont encore qu’au stade de nos débats? Parce que le changement ne peut advenir que s’il vient de chacun d’entre nous d’abord. Parce-que le temps est venu que tout le monde adopte à nouveau des règles de vie ensemble, une discipline, une éthique, sans lesquelles rien n’est possible.

Car ce qui paralyse la prise de décisions qui s’imposent, et au fond notre pays, se sont les sommes d’intérêts cachés, d’ambitions personnelles, à commencer par nous les élus. Car rien ne pourra être obtenu de nos concitoyens tant qu’il sera possible de faire des reproches à ceux qui les représentent.

C’est exactement ce que nous portons depuis plus de dix ans dans nos combats au Mouvement Démocrate. C’est exactement ce par quoi nous avons commencé nos travaux de la XVème législature avec la loi de confiance en la vie politique et la réforme constitutionnelle qui a été interrompue. Interrompue par qui? Pourquoi? Les mêmes sur le terrain qui sont les plus virulents contre notre majorité, alors qu’ils viennent des formations de l’ancien monde, qui leur permettaient d’envisager un avenir à leurs petites ambitions mais que nos règles rendent impossible.

Voilà pourquoi il est si important que le Grand Débat puisse nous apporter les mesures qu’il conviendra de prendre en plus de celles annoncées en décembre par le Président Macron et le Premier ministre Philippe afin de pouvoir reprendre notre chantier institutionnel.

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