Journal de Marche N°68 – du 24 au 30 novembre 2018

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Parmi les contestataires qui se retrouvent dans la rue depuis la semaine dernière, il n’y a pas que ceux qui ont perdu les élections et font tout pour renverser un processus qui les tient à l’écart du pouvoir comme les insoumis ou les lepenistes. Il n’y a pas non plus que des républicains sur les plateaux ou les tribunes pour réclamer une dissolution, en pensant qu’ils gagneraient des élections et, par voie de conséquence, qu’ils sont en soit la solution.

Il y a au fond des choses, derrière tous ces manipulateurs, agitateurs, casseurs, un vrai problème, une vraie indignité.

Cette indignité est le reste à vivre inférieur ou égal à zéro pour bien trop de nos concitoyens, non pas à la fin du mois, non plus vers le 19 ou 20 calendaire, mais dès le 15.

Mis à l’écart tous ceux qui exagèrent en omettant de beaucoup de superflus qui nous colle à la peau et de dépenses publiques omniprésentes autour de nous, et que d’aucun ne veut supprimer ou même réduire, il reste une frange de la population qui vit une réelle souffrance et pour laquelle nous devons poursuivre nos efforts.

Depuis le début du mandat, Président de la République, Premier ministre et majorité parlementaire, nous employons à libérer l’entreprise, le travail, afin que chacun puisse vivre dignement du produit de ses efforts.

Forcément cela ne va pas assez vite, assez loin et la contestation gronde alors que les premiers effets se font à peine sentir; augmentation des salaires les plus bas grâce a la diminution des charges, baisse ou disparition de la taxe d’habitation, augmentation très forte du nombre de CDI etc..

Évidemment cela ne suffit pas, cela ne suffira jamais d’ailleurs.

Mais cela doit nous amener à cette réalité de la vie économique actuelle: nous devons en faire plus, toujours plus.

Voilà pourquoi la majorité est au travail aux côtés du gouvernement afin de proposer des mesures concrètes et continuer les réformes, notamment la réforme constitutionnelle qui réduira le nombre de parlementaires et qui se poursuivra par une indispensable réforme de la fonction publique si nous voulons réduire les dépenses publiques dans le but de prélever moins.

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