Journal de Marche N°67 – du 17 au 23 novembre 2018

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

L’air pollué…des débats.

Il n’y a pas de débat qui soit ouvert et qui ne mérite d’être tenu, mais avec respect, arguments, contre-points et ouvrir une réflexion qui conduise à des solutions, pas toujours évidentes au début, éloignées des «y’a qu’à faut qu’on».

Il n’est pas plus de réformes nécessaires qui ne s’accompagnent de plans «sociaux» afin d’accompagner les compatriotes dont les habitudes vont nécessairement être bouleversées par une telle entreprise.
Malheureusement alors qu’il y a dans l’expression actuelle une forme de «raz le bol» des choses justes, intéressantes, touchantes, à entendre, le débat est pollué.

Pollué par les démagogues qui n’ont pas d’autres sons à émettre que celui d’incantations sans fonds pour se faire entendre et exister politiquement.

Pollué par des imbéciles (crétins?) qui ont compris que les réseaux-médias leur permettent de répandre cette fausse idée que toutes les opinions se valent, que chacun détient la vérité et que la liberté d’expression se confondrait désormais avec un respect dû, obligatoire, forcé, à tout propos même lorsqu’il est faux, mensonger ou incomplet-irréfléchi. C’est ainsi qu’aujourd’hui sont contestées toutes les qualifications, expertises, expériences, qui permettent de qualifier certains de nos compatriotes de sachant. Le meilleur exemple étant celui qui touche (frappe?) les médecins aujourd’hui dont les diagnostics sont contestés, critiqués, bafoués, par des forums en ligne qui font désormais foi davantage que l’académie des sciences chez nombre de concitoyens.

Pollué par des puissances étrangères qui manipulent les masses à l’occasion de crises ou de manifestations: la Russie ou la Chine dans le but de déstabiliser notre système démocratique afin de maintenir leurs systèmes politiques : les États-Unis ( PIB supérieur à 20.000 milliards de dollars en 2018) qui craignent une Europe forte et autonome (PIB supérieur à 17.000 milliards en 2018).

Pollué par des «intérêts» en jeu tellement importants, colossaux, vitaux, pour ceux qui en vivent que cela vaut toutes les contre-vérités pour les défendre.

Toute cette pollution “participative” nous empêche tous d’aborder sérieusement le fond des choses et de progresser.

Ainsi, s’il paraît indiscutable que l’exécutif a besoin de revoir son mode de dialogue avec la population, l’inverse est vrai également. Les insultes, les diffamations, les appels à la haine, sont intolérables. Il apparaît donc nécessaire aujourd’hui que nous nous penchions sur le débat démocratique, en éliminer toutes les formes d’expression nuisibles et recréer un vrai dialogue social dans le but d’apaiser notre société.

Cette exigence d’apaisement s’impose à nous aujourd’hui comme une priorité absolue si nous voulons éviter que notre pays s’enfonce dans des clivages irréparables.

À chacun d’entre nous de faire vivre ce désir d’avenir en commun qui fonde une nation.

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